A l’occasion du 78e festival de Cannes, Ecoprod souhaite mettre une nouvelle fois en lumière les films et les équipes ayant déployé une démarche d’éco-production.
Le jury du Prix Ecoprod, composé cette année de Carine Tardieu, Maurice Barthélemy, Adélaïde Charlier, Émilie Kovacs, Mathieu Thill et Géraldine Toitot, récompensera en film qui se distinguera par l’ambition de sa démarche d’éco-production. La compétition est ouverte aux longs métrages présentés dans le cadre du festival de Cannes – toutes sélections confondues. La remise du prix aura lieu le vendredi 16 mai prochain à Cannes.
Parce qu’elle véhicule des messages et façonne les représentations collectives, l’industrie cinématographique et audiovisuelle a une responsabilité particulière dans la prise de conscience écologique. Elle se doit donc d’être exemplaire dans ses méthodes de travail et de création. En France et à l’international, des professionnels du secteur s’emparent du sujet et mettent en place des démarches d’éco-production ambitieuses : prenant en compte les enjeux d’énergie, de respect de la biodiversité, d’économie circulaire, de gestion des déchets…
Cet engagement se traduit par des actions concrètes, comme la formation des équipes aux enjeux d’éco-production, l’interdiction des jet privés, l’éco-conception des décors, la mise en place d’une offre de repas bio, locale, et de saison… Leur démarche environnementale s’ancre à chaque étape : depuis la phase d’écriture et de préparation jusqu’à la post-production. Les bonnes pratiques sont nombreuses et l’éco-production apparaît comme une source inépuisable de créativité. Ces dernières années, leur développement s’accélère et se reflète dans des politiques publiques ambitieuses, à l’image du Plan Action! du CNC.
Ecoprod, qui accompagne la transition écologique du secteur audiovisuel et cinématographique depuis plus de 15 ans, a vu croître l’engagement des professionnels. Un engagement qu’il est aujourd’hui essentiel de mettre à l’honneur lumière avec le Prix Ecoprod.
Un jury prestigieux pour un prix engagé
À l’occasion de cet événement exceptionnel, l’équipe Ecoprod a constitué un jury qui l’est tout autant :

Adélaïde Charlier
Activiste pour la justice climatique
Adélaïde Charlier, 24 ans, est une activiste de premier plan pour la justice climatique et cofondatrice de Youth for Climate BE et de The Bridge, une organisation qui relie les jeunes et le monde politique à travers des campagnes environnementales. Elle est également coautrice du livre Quel monde pour demain, dialogue entre générations. Diplômée du Collège d’Europe, elle a travaillé en tant que conseillère spéciale auprès de l’ancien vice-président exécutif Frans Timmermans sur le Pacte vert européen, et a effectué un stage au Parlement européen, se concentrant sur les politiques environnementales de l’UE. Sa passion pour la justice climatique a été renforcé lors d’un voyage en Amazonie en 2019, où elle a pu observer les liens profonds entre changement climatique et droits humains. Adélaïde a participé à de grands événements internationaux pour le climat tels que Sail to the COP et la COP26, et a coécrit une lettre ouverte influente avec d’autres activistes comme Greta Thunberg, ce qui a conduit à des rencontres avec des dirigeants mondiaux.

Maurice Barthélemy
Réalisateur, scénariste, acteur et auteur
Maurice Barthélemy s’est fait connaître en tant qu’acteur dans la troupe des Robins des Bois. Il poursuit sa carrière en solo dès la fin des années 1990, et s’impose comme scénariste et réalisateur, dans les registres tant dramatiques (Papa en 2005) que comiques (Low Cost en 2011, Les Ex en 2017). En 2015, il découvre son hypersensibilité et publie son livre Fort comme un hypersensible (Michel Lafon, 2021). En 2024 il réalise Tout le bleu du ciel pour TF1 et Netflix, une adaptation du roman éponyme de Mélissa Da Costa.

Carine Tardieu
Scénariste et réalisatrice
Après des études d’audiovisuel à Paris où elle a grandi, Carine Tardieu travaille en tant qu’assistante réalisateur, puis réalise deux courts-métrages multi-primés dans les festivals internationaux. Après un passage par la télévision, pour laquelle elle officie comme scénariste, elle co-écrit et réalise son premier long-métrage La tête de maman(2007). S’ensuivent Du vent dans mes mollets(2012), Ôtez-moi d’un doute (Quinzaine des Réalisateurs / Cannes 2017), puis Les jeunes amants (2021) et enfin L’attachement (Orizzonti – Mostra de Venise 2024).

Émilie Kovacs
Rédactrice en chef de The Good
Journaliste depuis 15 ans, Émilie Kovacs est spécialisée en développement durable et économie responsable. Elle anime de nombreuses conférences (Natixis, Cosmetic Valley, Somfy, séminaire des communicants de l’Etat, L’Oréal, ISEG COM, Sciences Po, Viva Tech, La Poste, 103ème Congrès de la Mutualité de la Coopération et du Crédit Agricoles…) sur la transition écologique, intervient à la radio (France Info) et à la télévision (BFM business, B Smart) et prodigue ses conseils en France et à l’international (Freemavens, groupe Marie Claire, Axa…).

Géraldine Toitot
Administratrice de production et impact manager
Avant d’entrer chez Cinéfrance Studios en 2020, Géraldine a travaillé sur de nombreux films auprès de réalisateurs tels que Cédric Klapisch, Philippe Le Guay, Patrice Leconte, Anne Le Ny, Philippe de Chauveron, Pierre-François Martin-Laval, Elia Souleymane ou encore Mélanie Laurent. Elle a également travaillé dans le spectacle vivant, en tant que chargée de gestion du
Festival International de Radio France et du festival Montpellier Danse. Elle a également
collaboré sur des productions d’opéras. Sensible de longue date aux enjeux environnementaux, Géraldine Toitot gère également
la stratégie d’éco-production de Cinéfrance Studios.

Mathieu Thill
Coordinateur d’éco-production
Mathieu devient régisseur audiovisuel en 2006. Il travaille partout où il peut et devient référent covid en 2020. A la fin de la pandémie, Alain l’Eveillé, un directeur de production qui l’embauche souvent, lui souffle de se tourner vers l’écologie. C’est la révélation. Il devient responsable des démarches environnementales sur les tournages. Mathieu peut depuis assumer son instinct militant, en tentant de prendre soin de la Nature et du vivant. En 2024, il permet au film Le Roman de Jim de gagner le prix Ecoprod à Cannes et à la série Alex Hugo d’obtenir trois étoiles au Label Ecoprod. En 2025, il élargit son champ d’action et s’intéresse aux questions sociales et sociétales. Il lutte ainsi pour plus de parité et d’inclusion sur les tournages.
Lors de sa délibération, le jury sera particulièrement attentif aux mesures prises pour limiter l’impact carbone, maîtriser la consommation d’énergie, protéger la biodiversité, réduire les déchets, ou encore favoriser l’économie circulaire.
La compétition est ouverte aux longs métrages présentés dans la cadre du festival de Cannes – toutes sélections confondues. Les candidats doivent indiquer, le plus précisément possible, les démarches éco-responsables mises en place dans le cadre de la production de leur film. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 2 mai.
